Cannes : Philippe Buerch et l'association AGIR appellent à la mobilisation citoyenne

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Me Philippe Buerch, Président de l'association AGIR, lance un appel à la mobilisation citoyenne dans les termes suivants :

"AGIR n’entend pas être réduite à une nébuleuse intellectuelle, où l’on se hasarde à vouloir repenser le monde, au gré de chacune de nos conférences et colloques.
Elle veut avoir un rôle concret à jouer au quotidien sur le terrain.

Elle a déjà amorcé son virage humaniste, en adossant chacune de ses conférences à des diners dont les bénéfices ont été reversés à des associations caritatives.

Ma passion pour la chose publique ne m’a jamais quitté.

Depuis de nombreuses années, j’ai toujours pensé que chaque jour pouvait être le dernier.

Mon engagement, ma détermination à vouloir œuvrer pour les autres, transmettre mon expérience ou mon savoir, ne trouve sa raison d’être que dans la conscience du caractère fragile de la vie et de la relativité du bonheur et de sa perception éphémère et impalpable.

Au lendemain des municipales de 2008, fort d’une expérience riche d’enseignements (ce qui ne tue pas rend plus fort), je ne voulais pas que notre initiative, quelque peu audacieuse, reste lettre morte et une voie sans issue.

Il fallait reconstruire un projet sur le terreau d’une défaite.

Je me suis beaucoup investi durant cette compagne des municipales, sans relâche et sans jamais compter mon temps ni limiter mon énergie.

J’ai pris des coups, parfois difficiles à encaisser, mais chaque fois, je me suis relevé.

J’ai beaucoup appris et peu à peu, ma peau s’est tannée, laissant glisser les critiques sur ce qui avait été notre engagement.

Au bout du compte, j’en ressors grandi, riche de rencontres passionnantes, fort d’une expérience irremplaçable, conscient de ce que la politique pouvait apporter à chacun, au gré des actions possibles sur le registre des projets à conduire et de l’écoute de l’autre, dans sa quête du bien être, si ce n’est voulu, à tout le moins espéré.

Les dommages collatéraux ont à court terme, vicié ma vision immédiate des conséquences de notre défaite.

A moyen terme, les plaies se sont peu à peu refermées et les cicatrices ont été moins apparentes, pour ne laisser subsister à long terme que les effets positifs.

AGIR est né de ce constat.

Pour toutes ces raisons, il m’est apparu essentiel de vous expliquer dans quel contexte était née notre association.

Dans ces conditions, je crois opportun de rappeler très précisément les 2 pôles de notre association et la nouvelle initiative que nous souhaitons prendre, au titre de cette ouverture citoyenne.

I – AGIR est une association indépendante type loi 1901 qui a vocation à organiser des débats sur des thématiques politiques, sociales, économiques, internationales et philosophiques.

Notre association est libre et a toujours placé ses débats, en dehors des polémiques locales.

Nous regroupons en notre sein, des hommes et des femmes de sensibilités politiques diverses et nous entendons, pour les années à venir, maintenir cette ligne politique.

A l’occasion de chacune de nos conférences, AGIR convie des personnalités de haut niveau, ayant une notoriété sur le plan national.

Après avoir organisé un colloque sur la réforme de la justice pénale, des personnalités aussi riches et différentes que Frédéric ENCEL, Daniel COHEN, Henri GAINO et d’autres ont été conviées à nos manifestations.

Nous entendons, au cours des prochains mois, établir une doctrine, nous permettant ainsi de réagir sur des débats d’actualité ou sur des sujets de fond, nous conduisant progressivement à transformer AGIR en think-tank local.


II – AGIR a toujours souhaité jouer un rôle humaniste en consacrant les bénéfices de ses opérations à des associations caritatives. Tel fut le cas au profit de la fondation Claude POMPIDOU, présidée par Mme CHIRAC et des associations Enfance Cambodge et du Rayon de Soleil, à l’occasion des dernières conférences.

Désormais et de manière systématique, chacune de nos conférences sera suivie d’un diner tourné vers ceux qui au quotidien tentent de palier aux défaillances des pouvoirs publics dans le cadre de leurs actions humanitaires. Nous tenons à défendre cette approche car la dimension humaniste correspond pleinement à la personnalité de chacun des membres du Conseil d’Administration d’AGIR.


III – AGIR souhaite ardemment opérer son ouverture citoyenne.

A cette fin, AGIR lance un appel au bénévolat, et aux futurs adhérents, le plus large possible, aux retraités de la fonction publique, policiers, enseignants, juristes, mais à ceux qui sont aussi en activité et qui souhaitent contribuer à ce rôle citoyen qu’entend jouer pour l’avenir AGIR.

La période actuelle nous laisse penser qu’une crise de civilisation majeure traverse les pays occidentaux et qui frappe plus fortement la France de 2013.

Dans ces conditions, nous souhaitons tendre la main à ceux qui traversent des périodes difficiles sur le plan psychologique, professionnel ou personnel.

A ceux qui sont victimes de violences spécifiques, extérieures, familiales ou conjugales, qui recherchent un emploi, qui rencontrent des difficultés pour se loger ou pour s’alimenter, AGIR va mettre à disposition des citoyens un numéro vert, laissant place ainsi à une écoute permanente pour devenir une interface entre ces personnes en difficulté passagère et le tissu social qui, de manière remarquable, contribue à répondre à des demandes spécifiques dans le domaine humanitaire, social, psychologique…

Nous serons également à la disposition des citoyens pour répondre à des questions juridiques sur des sujets techniques, et sans vouloir devenir le bureau des plaintes, ni embrasser la misère du monde, AGIR saura faire valoir son efficacité pleine et entière pour compléter la mission des pouvoirs publics et le travail remarquable du tissu associatif existant. Nous n’avons aucune prétention mais l’unique volonté et espérance d’apporter notre pierre, fût-elle de taille modeste, à l’édifice.

Nous lançons donc une requête solennelle qui j’espère, trouvera écho au plus large auditoire possible."

Philippe Buerch

  • Publié le 15 novembre 2013

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