Italie : les leçons du scrutin

Un scrutin qui respecte les caractéristiques des dernières consultations électorales dans des démocraties comparables.

Le scrutin italien se situe dans la droite lignée des dernières consultations électorales. Trois enseignements majeurs sont communs à ces consultations (Allemagne, Canada, Italie) intervenues soit fin 2005 soit début 2006. Tout d'abord, la campagne électorale a connu des modifications très significatives d'intentions de votes. En Allemagne, à deux mois du scrutin, Angela Merkel disposait d'une avance de près de 20 points. Le jour du vote les deux blocs électoraux finirent presque à égalité. Au Canada, en novembre 2005, Paul Martin, Premier Ministre sortant, disposait d'une avance tellement confortable que les journalistes titraient sur l'inutilité de la campagne électorale. Le 23 janvier 2006, son challenger conservateur gagnait avec 8 points d'avance. Enfin, même évolution en Italie où R. Prodi fut longtemps donné facile vainqueur pour terminer à égalité avec le Premier Ministre sortant. La faiblesse désormais des ancrages idéologiques permet de plus faciles fluctuations d'un camp politique à un autre. Mais surtout, deuxième enseignement, la campagne tourne très principalement autour de la personnalité des candidats. Le candidat le plus télégénique au message le plus clair creuse un écart important. Enfin, dans les trois cas, il y a l'émergence d'un nouveau populisme. Le Chancelier sortant en Allemagne avait refait son retard à l'aide de formules à l'emporte-pièce. Il en fut de même pour S. Harper et Berlusconi.

Les temps de crise vivent mal la nuance. Toutes ces élections ont dégagé des traits communs qui méritent une attention certaine avant le lancement de la Présidentielle française.

  • Publié le 11 avril 2006

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