Ségolène Royal : premiers assauts de campagnes négatives

L'actuelle "championne des sondages" connait les premières offensives de campagnes négatives.

Au moment où Ségolène Royal caracole en tête des sondages, apparaissent les premières offensives contre une image de marque trop "lisse et parfaite". En moins de 48 heures, un quotidien national relate les difficultés économiques de son frère Antoine et un hebdomadaire féminin particulièrement influent (le magazine ELLE) publie un reportage sur la "vraie Ségolène Royal". Le contenu est pour le moins nuancé et fait état en permanence des écarts importants entre l'image et certains sentiments de proches de Marie-Ségolène Royal. Ces premiers articles présentent un triple intérêt. Tout d'abord, ils montrent que la campagne pour la Présidentielle est désormais bien lancée. Dans cette campagne, la candidature de S. Royal est désormais une hypothèse sérieuse suscitant des attentions soutenues. Ensuite, second mérite, cette première vague atteste que la gestion du temps en période pré-électorale est l'un des enjeux majeurs. A partir très tôt en campagne déclarée peut résulter une exposition pénible. Mais surtout, l'intérêt prioritaire de ces premières attaques va consister à déterminer quel est le vrai socle de l'actuelle popularité de S. Royal ? Si sa popularité est liée à la féminisation des valeurs de la société (voir notre revue hebdomadaire 37 du 25/04/06), ce ne sont pas des articles de ce type qui peuvent fragiliser la Présidente de la Région Poitou Charente. Si cette popularité répond à un courant socioculturel plus profond, ces critiques ne devraient pas impacter l'image de marque de S. Royal. Ce sera là le principal enseignement des prochaines semaines bien au-delà de la personnalité de Ségolène Royal.

  • Publié le 25 avril 2006

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