Jack Lang et Nicolas Sarkozy : les préférés de chaque camp politique

Selon un sondage IFOP diffusé sur le site "Profession Politique", Jack lang et Nicolas Sarkozy sont en tête des cotes de popularité de chacun des deux camps.


Selon un sondage IFOP diffusé sur le site "Profession Politique", Jack lang et Nicolas Sarkozy sont en tête des cotes de popularité de chacun des deux camps. Il s'agit là d'une information majeure. En effet, s'il est de bon ton de se moquer de la fragilité des sondages "faits un an à l'avance d'une élection et qui se trompent toujours", la réalité est plus nuancée. Chaque sondage constitue une photographie de l'opinion à un moment précis. Comme l'opinion évolue, cette photographie par définition est appelée à évoluer à son tour. Mais l'essentiel réside dans l'identification des tendances fortes. Or si justement des cotes de popularité évoluent significativement entre la période pré-électorale et la campagne active, ce phénomène tient à la radicalisation du débat et au retour du "gros des électeurs" à leurs attaches traditionnelles. D'où la faiblesse de popularité "trans courants" qui se dégonfle vite quand chaque camp entame sa réelle mobilisation.
Par ailleurs, les leçons du 21 avril 2002 vont probablement entraîner des conséquences fortes dans les logiques de campagne. La faiblesse du score de Lionel Jospin a été certes le résultat de la multiplication des candidatures mais aussi, voire surtout, le fruit d'une logique de recentrage qui a inspiré son comportement de 1er tour. La vraie logique naturelle classique est celle de deux étapes successives pour chaque tour de scrutin. Pour le 1er tour, il faut faire le plein des voix de son camp d'ancrage. Pour le second tour, et seulement pour celui-là, il est temps alors de se prêter au recentrage rassembleur. "Tout l'art" réside dans la capacité à ce que les déclarations pour le 1er tour ne rendent pas impossible le recentrage du 2ème.
Ségolène Royal devrait probablement "gauchiser" ses propositions dans les prochaines semaines pour devenir d'abord la "championne de son camp" quitte à perdre des voix dans des électorats moins naturels. Ce sera alors un vrai tournant de la campagne que d'analyser les conséquences pratiques de ces déclarations. Cette étape ne devrait plus tarder à s'ouvrir.

  • Publié le 27 avril 2006

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