La gauche iséroise face à une nouvelle donne absolue
Les municipales 2026 placent la gauche iséroise face à une nouvelle donne absolue. Regardons les faits sur la séquence temps de la dernière décennie : 2015, le PS est à la tête du conseil régional et du conseil départemental. Aujourd'hui ce sont les LR. 2015 : le PS compte 7 députés sur 10. Aujourd'hui, 1 sur 10. Il compte 3 Sénateurs. Aujourd'hui : aucun. Sur Grenoble, en 2015, le PS a un groupe politique important présidé par Jérôme Safar. Aujourd'hui, il n'est même plus en état de présenter une liste et il doit se fondre dans la liste des Verts. Le PS vit aujourd'hui ce qu'il a fait vivre hier au PCF : ne vivre que grâce aux mandats accordés par un allié largement dominant.
Sur cette lancée, les municipales 2026 introduisent trois nouvelles données. 1) Alain Carignon a annoncé son retrait. Or depuis 1995, la gauche iséroise se positionnait en permanence face à Alain Carignon. 2) Au sein de la gauche, LFI pend une importance nouvelle tout particulièrement à Grenoble. Jusqu'en 2026, la composante LFI était "discrète". Elle est désormais une composante à part entière voire même en quasi domination. Comment Laurence Ruffin parviendra-t-elle à gérer cette situation c'est une inconnue totale. 3) Le PS n'a pas de leader reconnu. Parviendra-t-il à en faire émerger un rapidement ? C'est une interrogation majeure.