La fête du voisinage débute par la bagarre entre deux quartiers voisins...

Violences extrêmes dans les rues de Montfermeil tout au long de la nuit du 29 au 30 mai 2006. Une façon atypique d'effectuer le passage sur la journée censée célébrer "la fête du voisinage".

Cette poussée de violence pose une question majeure. Qu'est qui a été fait de concret pour régler les problèmes de fond exprimés lors de la crise de l'hiver 2005 dans les banlieues ?

L'embrasement de novembre 2005 a constitué un évènement collectif majeur par sa durée comme par son intensité. Ce sont de vraies scènes d'émeutes qui ont eu lieu renvoyant aux pires situations des ghettos américains.

Les conséquences électorales de telles scènes sont lourdes parce qu'elles tendent à la radicalisation de chaque camp.

Pour les uns, la réthorique discriminatoire est une réponse. L'immigré est progressivement devenu un symbole flou des peurs dures (délinquance, précarité...).

Pour les autres, ce discours ne peut que faire naître ou renforcer une "haine de la France" qui s'exprime de plus en plus ouvertement.

Ce climat éloigne dangereusement des circonstances apaisées nécessaires pour la redéfinition d'un nouveau vouloir vivre ensemble qui est l'un des enjeux prioritaires des échéances de 2007 (voir notre lettre 42 publiée ce jour).

  • Publié le 30 mai 2006

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