Amnistie de Guy Drut : comment interpréter la décision ?
L'impact de la décision présidentielle est reconnu comme de plus en plus disproportionné entre les vraies conséquences politiques et la motivation officielle de la décision. Dans ces conditions, comment comprendre une telle décision ?
La place de la France au CIO méritait-elle une décision de ce type aux conséquences politiques aussi graves ?
Personne ne peut raisonnablement répondre positivement ce d'autant plus que des enjeux français majeurs au sein du CIO paraissent désormais lointains.
Par conséquent, le décalage entre la justification de cette décision et les conséquences est probablement à rechercher ailleurs. Certains avancent alors les "relations amicales". Bon nombre d'autres "amis" du Président ont connu des ennuis judiciaires sans qu'il ne juge nécessaire de prendre de telles responsabilités publiques.
La raison véritable réside peut-être tout simplement dans le climat caractéristique d'une fin de mandat avec le relachement qui en résulte. Les Conseillers sont peu enclins à "contrarier" et pensent à leur reconversion personnelle qui dépend pour une grande partie d'un "coup de pouce présidentiel". Le principal intéressé sait qu'il n'aura pas à répondre directement de ses actes lors d'une prochaine campagne électorale. Tout ce climat contribue à une indiscutable déresponsabilisation. Cette interprétation moins cynique que bon nombre des actuelles analyses en cours correspond pourtant à une logique "humaine" à laquelle aucun cercle, même le plus puissant, ne peut totalement échapper.