Ségolène Royal ouvre le feu contre Nicolas Sarkozy
La leader socialiste dresse un réquisitoire implacable contre la politique conduite par le Ministre de l'Intérieur et évoque "une faillite absolue".
Jouant manifestement les clivages culturels et non pas les clivages politiques, Ségolène Royal demande une "reprise en main en matière de sécurité".
Elle dévoile un arsenal dont le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est en rupture avec les recommandations habituelles de son parti politique.
Il est en effet question d'une approche globale, d'un placement militaire à vocation humanitaire, de stages dans des "écoles de parents" dés le premier acte d'incivilité...
La campagne pré-présidentielle est probablement en train de vivre un 1er tournant. Contrairement à certains pronostics initiaux, la candidature de Ségolène Royal ne s'essouffle pas mais elle fait l'écart avec une très grande maturité d'analyse et de communication.
Ségolène Royal respecte deux principes constants qui s'inspirent directement de la démocratie d'opinion désormais en vigueur :
* être en phase avec la majorité culturelle du pays,
* être en rupture avec les attitudes politiques classiques.
Cette attitude lui permet de creuser les écarts au moment où toutes les personnalités gouvernementales sont engluées dans une impopularité inquiétante.
Au sein du PS comme de la majorité sortante, des redéploiements majeurs s'imposent de façon urgente. Si les concurrents attendaient la faute de Ségolène Royal, elle n'est pas encore arrivée. L'écart déjà très significatif va bientôt produire des effets auto-entretenus difficilement maîtrisables par des concurrents de plus en plus fragilisés et démonétisés.