Ségolène Royal ouvre avec réalisme un second dossier : celui des 35 heures
Dans la deuxième partie de son livre disponible sur son blog, la Présidente de la Région Poitou-Charentes estime que le bilan des 35 heures est "mitigé en termes de qualité de vie".
Après la sécurité, Ségolène Royal ouvre un second chantier où le PS est en déficit de crédibilité : l'économie. Pour ce faire, elle se démarque clairement des 35 heures qui sont le symbole d'une approche dogmatique de l'économie.
Elle aborde ce dossier en s'inquiétant des conditions de la flexibilité. Une nouvelle fois, la Présidente de Région fait preuve d'une rigoureuse analyse des attentes prioritaires des salariés. Ces derniers souhaitent que leur investissement humain soit reconnu de façon plus loyale par l'entreprise. Cette dimension psychologique est devenue une priorité d'où la mobilisation contre tout ce qui est perçu comme "emploi jetable".
Avec des déclarations de ce type, Ségolène Royal remet en question les "frontières politiques" traditionnelles. Elle effectue surtout un double pari qui est salutaire pour la vie politique française dans son ensemble :
* aller à la rencontre des attentes des Français. Ces attentes ne coïncident pas du tout avec les lignes de séparation traditionnelles des partis d'où cette crise de représentation ressentie par les citoyens,
* remettre en cause les a priori dans l'image de marque du parti Socialiste pour le réconcilier avec des enjeux majeurs dont l'économie et l'insécurité.
Cette étape de pré-campagne recèle un véritable toilettage des positionnements coutumiers. Il était temps !