Nicolas Sarkozy : bilan mitigé sur la sécurité

45 % des français considèrent que l'insécurité augmente selon un sondage BVA publié ce jour par le FIGARO. Seulement 9 % estiment que l'insécurité a diminué.

L'opinion publique constitue progressivement son appréciation sur la politique conduite en matière de sécurité.

Ses repères principaux sont les suivants.

1) Nicolas Sarkozy est celui qui recueille le plus fort potentiel de confiance pour conduire une politique efficace en ce domaine.

2) Au-delà de Nicolas Sarkozy, c'est de façon plus générale "la droite" qui est considérée comme la plus apte à agir dans ce domaine.

3) Les résultats sont mitigés puisque le sentiment d'insécurité s'accroît.

4) Cette insécurité est incarnée par "le jeune délinquant des cités". Cette "cible" focalise les griefs. D'où une attente de sévérité croissante à chaque étape qui accompagne les âges de la vie de "ce délinquant des cités". L'opinion attend que des structures lui apprennent la discipline, le sens de l'effort, le respect de l'autorité.

Au fil des enquêtes l'opinion publique française a ainsi constitué sa grille de lecture de la question de l'insécurité. Chaque nouveau sondage confirme chacun de ces points.

Deux éléments méritent un examen particulier. L'appréciation sur Nicolas Sarkozy est déconnectée de son bilan puisqu'il ne subit aucun impact négatif d'un sentiment croissant d'insécurité alors même qu'il est depuis longtemps à la fonction qui devrait "sécuriser" l'opinion.
Par ailleurs, la focalisation sur le "délinquant type" est telle que l'opinion est peu prête à une grille nuancée de mesures. Elle attend de la fermeté "pure et dure". Le projet de programme adopté par le PS le 07/06/06 ne contient peut-être pas la formulation adaptée pour masser un message clair à l'opinion d'une sortie "d'angélisme" ?

  • Publié le 8 juin 2006

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