Jacques Chirac et l'effet Coupe du Monde Football
C'est un Président de la République très supporter des "bleus" qui est apparu hier sur les écrans de TF1 espérant probablement bénéficier d'un effet Coupe du Monde en cas de parcours prometteur.
Le sport est l'une des formes modernes d'un patriotisme apaisé permettant de rassembler une nation alors en état de dépasser les soucis du quotidien pour s'adonner à une liesse collective au-delà des clivages habituels.
En 1998, la victoire des bleus à la Coupe du monde avait été un vrai tournant politique.
Le pays acceptait sa diversité raciale et communautaire. Voire même la revendiquait comme une force.
Jacques Chirac était réapparu comme le Président proche parmi ses concitoyens, s'enthousiasmant avec eux, comme eux. Lionel Jospin était apparu plus lointain, "moins sympa".
Enfin, Le Président avait connu une poussée de popularité qui reléguait l'échec des législatives au rang des souvenirs dépassés.
Cette situation est-elle possible en 2006 ?
Si le parcours de l'équipe de France devait être comparable à celui de 1998, force est de constater que des évolutions majeures pourraient intervenir.
La France est à la recherche d'elle-même. Mal dans son présent, incertaine pour son avenir, la Nation doute. Une victoire dans une discipline aussi populaire produit toujours des effets majeurs sur le moral collectif et relègue les autres sujets au second plan ; une sorte de purge, au moins temporaire, de la morosité ambiante.
En période pré-présidentielle, c'est un vrai nouveau temps de communication qui s'ouvrirait avant la coupure d'été.