Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal entament-ils la course au

Alors que les dernières élections britanniques ont marqué une érosion significative de sa popularité, le Premier Ministre britannique devient un personnage emblématique dans la vie politique française.

Pour les français, Tony Blair c'est "le réalisme de la modernité en douceur". C'est un étonnant parcours pour le leader travailliste que de parvenir à une telle référence dans la vie politique française au moment même où sa popularité est très menacée en GB. Comment expliquer ce phénomène ?

Chaque actuel leader français trouve chez le Premier Ministre britannique une part de patrimoine permettant de parler aux symboles français.

Pour Nicolas Sarkozy, Tony Blair est le leader qui a opéré une relance économique exemplaire faisant fondre le chômage comme neige au soleil grâce à la flexibilité et conduisant des vraies réformes de société visant tout particulièrement à rétablir la notion de responsabilité y compris au sein des familles.

Ségolène Royal voit chez Tony Blair un réalisme par rapport au marché permettant de concilier travaillisme et efficacité donc pourquoi pas socialisme et efficacité.

L'opinion publique française est-elle prête à accepter un "modèle anglo-saxon" ? Rien n'est moins sûr.

Et si finalement, bien au-delà du fond, c'était surtout un combat pour une "nouvelle génération" de responsables de premier plan ayant une approche plus décontractée et donc moins "monarchiste" de fait...

C'est la première fois que la Grande Bretagne fait une entrée aussi spectaculaire sur la scène politique française après avoir pendant de nombreuses décennies joué le rôle de contre-exemple et ce tout particulièrement du temps de M. Tatcher.

  • Publié le 26 juin 2006

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