Jacques Chirac réduit la portée de la procédure UMP dans la désignation du candidat à la président
La procédure interne à l'UMP pour la désignation du candidat à la présidentielle n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre lors du second semestre 2006.
Cette procédure interne pose deux problèmes majeurs. D'une part, elle établit une filiation partisane directe qui est contraire à la logique gaulliste classique qui voulait, presque à l'inverse, que le candidat rompe tout lien avec un parti politique pour tisser un dialogue direct avec tous les citoyens au-delà des clivages partisans.
D'autre part, elle ramène Nicolas Sarkozy au rang de chef de parti.
Le second semestre 2006 s'annonce très délicat à gérer pour le Président de l'UMP qui va devoir changer sur deux plans :
* glisser de la fonction de Ministre de l'Intérieur au statut officiel de candidat à la présidentielle,
* glisser de candidat UMP à la présidentielle au satut de candidat au-delà de l'UMP.
Dans un calendrier aussi réduit, ces deux évolutions peuvent ne pas être aisées et paraître plus formelles que réelles.
A la même époque, l'UMP doit investir ses candidats aux législatives. Là les primaires internes vont bon train. Que feront les candidats non investis par l'UMP ? A quelle date ce constat de non investiture sera-t-il officiellement dressé ? Quelle solidarité, le Président de l'UMP pourra-t-il attendre de la part de ce cortège de déçus ?
Ce sont des questions majeures qui vont peser lourd dans la dernière ligne droite.