Ségolène Royal candidate de synthèse pour la gauche

Selon son porte parole, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal rassemble toutes les gauches de l'altermondialisme à Jean Pierre Chevènement.

Lors du premier semestre 2006, la force de Ségolène Royal a résidé pour partie dans le profil neuf et atypique lui permettant de sortir des clivages partisans habituels.

Au moment du démarrage actif de la campagne, elle est confrontée aux impacts politiques de l'indispensable clarification des accroches partisanes.

Comment un électeur de droite qui avait une bonne opinion de Ségolène Royal "résistera-t-il" aux déclarations d'un porte parole au tempérament très trempé affirmant de surcroît que sa candidate est altermondialiste et qu'elle partage "l'excellence environnementale" de Dominique Voynet ?

Cette question résume toute la difficulté à transformer la cote de "bonne opinion" en votes purs et simples le Jour J.

Le processus des primaires ajoute à la difficulté. Les militants ont des ancrages idéologiques plus forts que le commun des citoyens. Pour bénéficier de leur soutien, il faut donc attester d'un ancrage idéologique solide et fidèle à leurs repères traditionnels.

Tout ce climat ne peut qu'épouvanter le "marais" et a fortiori les électeurs traditionnellement hostiles qui vont progressivement cataloguer Ségolène Royal à partir de sa simple étiquette politique.

Si tel devait être le cas, la leader socialiste est en train de vivre les derniers moments de son embellie dans l'opinion pour revenir à des étiages plus conformes aux rapports traditionnels des forces politiques.

  • Publié le 11 septembre 2006

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