Nicolas Sarkozy approuvé par une large majorité pour ses déclarations
Selon un sondage CSA réalisé pour Le Parisien 65 % des Français estiment la justice "pas assez sévère". Bien davantage, 54 % estiment que Nicolas Sarkozy a "eu raison de dire que certains magistrats ont démissionné de leurs responsabilités".
Dés les premières heures après cette déclaration, notre dépêche avait anticipé cette adhésion.
Trois facteurs contribuent à ce résultat.
Tout d'abord, l'institution judiciaire n'a plus la cote auprès des Français. C'est un monde perçu comme trop replié sur lui-même et surtout qui n'est plus le "défenseur du petit contre le puissant". La "mécanique judiciaire" est ressentie comme inhumaine et insuffisamment responsable.
Ensuite, celles et ceux qui s'inquiétent de "prétendus dérapages" du Ministre de l'Intérieur ou de son entourage sous-estiment ou feignent d'ignorer que l'organisation de Nicolas Sarkozy est à ce jour probablement la plus professionnelle de la politique française. Les enquêtes d'opinion régulières constituent un baromètre efficace de l'opinion. Il y a peu de place pour l'improvisation. Après les régimes spéciaux de retraite, c'est le second décalage majeur entre l'opinion dominante dans la classe politique et l'expression de Nicolas Sarkozy. L'opinion est alors "prise à témoin" et l'enquête approuve le "rebelle".
La démarche est désormais bien rodée et consolide l'image que Nicolas Sarkozy a le courage de rompre le "politiquement correct".
Enfin, et c'est là l'enseignement majeur de cette enquête, 51 % approuvent également le Président de l'UMP dans son choix de rester au Gouvernement pour "défendre ses idées". C'est un choix également consolidé par le sentiment qu'en dehors du Gouvernement Nicolas Sarkozy pourrait moins défendre "l'opinion du peuple".
C'est un remarquable travail de communication laissant peu de place au hasard et marqué par une réelle cohérence.