Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ouvrent le dossier du financement de leurs campagnes

Les déplacements rapprochés au Sénegal du Ministre de l'Intérieur puis de la candidate à l'investiture du PS sont l'occasion de premiers échanges sur le coût des campagnes respectives et surtout des modalités de financement.

Les questions sont simples.

Pour la leader socialiste, comment le candidat Nicolas Sarkozy va-t-il opérer la dissociation entre les déplacements relevant de ses fonctions ministérielles et ceux qui sont du ressort du candidat ?
Une question d'autant plus compliquée que la ligne de séparation entre les interventions du candidat et celles du Ministre est parfois mince.

Pour l'UMP, la question est simple : qui prend en charge les dépenses de la leader socialiste alors même que le PS ne mobilisera ses moyens financiers qu'à l'issue de la désignation de son candidat officiel ?

Sur le 1er point, il parait probable que l'UMP, à la trésorerie puissante, effectuera un décompte de nature à dissiper tout malentendu.

Sur le second point, c'est l'association "désirs d'avenir" qui finance les déplacements de Ségolène Royal. Lors des fêtes locales de la Rose, les dépenses d'organisation locale sont alors prises en charge par la fédération concernée.

C'est la loi de 1988 qui fixe le cadre des obligations légales en l'espèce.

Les dépenses sont plafonnées à 15, 5 millions d'euros pour le premier tour et 20, 7 millions d'euros pour les deux candidats qui arrivent au second tour.

  • Publié le 25 septembre 2006

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