Et si Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal dépassent le plafond des dépenses ...
Le débat sur le financement des campagnes électorales ne fait que commencer. Les couches successives de lois et de décisions jurisprudentielles ont progressivement créé un contexte d'une particulière complexité mais surtout d'une hypocrisie caricaturale des rapports compliqués toujours entretenus en France entre l'argent et la politique.
Nous sommes au début de l'été 2007, il ressort que le nouveau Président de la République a largement dépassé le plafond des dépenses électorales pour la présidentielle. Et alors ?
Imagine-t-on une instance dire aux Français "votre choix est récusé. Il faut revoter !".
Quel peut être l'intérêt d'une règle dont le non respect est insusceptible de conséquence pratique ?
Cette question est l'un des exemples parmi d'autres d'une législation qui constitue un carcan et ne règle aucun vrai sujet dont celui par exemple de la réelle imputation des frais de collaborateurs de collectivités publiques.
Le Président J. Chirac gagnerait avant son départ à prendre la collectivité à témoin pour que des dossiers de ce type soient enfin traités avec courage, honnêteté et sens de la modernité.