Ségolène Royal enregistre une nouvelle érosion dans les sondages

Au moment où les candidats PS se livrent une opposition musclée lors de leur conseil national, la leader socialiste connait une nouvelle érosion dans un sondage CSA publié ce jour par Le Parisien. Est-ce l'amorce d'une inversion de tendances ?

L'indice de préférence de candidature auprès de l'ensemble des Français fait passer désormais Ségolène Royal significativement sous la barre des 50 % puisqu'elle se situerait à 45 %, DSK à 23 % et Laurent Fabius à 15 %.

Cet indice a-t-il une réelle signification ?

En réalité, derrière les chiffres, dans le détail des segments qui peuvent composer un électorat, sur les 3 candidats en lice S. Royal est la seule qui dispose d'une assiette électorale de rassemblement et surtout de rassemblement pour être compétitive électoralement contre le leader de la droite.

DSK a un profil très restreint au sein même de son camp de base. Sur des bases différentes, il en est de même pour Laurent Fabius. Bien davantage, ces deux leaders de sensibilité divergente (DSK défend désormais une approche ouvertement sociale démocrate récusée par Laurent Fabius) ne posent pas les jalons d'un éventuel rassemblement au second tour.

Dans un tel contexte, avec le profil des candidats en lice, l'érosion de Ségolène Royal peut répondre à des caractéristiques conjoncturelles. Si elle devait passer à un stade structurel sous les coups de butoir de ses concurrents ; c'est l'ensemble de la compétitivité de la formation qui en serait déstabilisée. Le calendrier est désormais très avancé.

  • Publié le 7 octobre 2006

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