Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal vivent leurs premières pannes dans les sondages

Dans chacun des deux principaux camps, de nouvelles tendances sont peut-être en train de prendre corps. Ce qui est certain c'est que désormais les leaders stagnent au mieux et que des challengers progressent significativement.

Si le PS connait le "frémissement" de DSK dans les dernières enquêtes, l'UMP enregistre celui de Michèle Alliot Marie qui dans le sondage IFOP publié ce jour par le JDD est en progression de 7 points tandis que Nicolas Sarkozy est en recul de 5 points.

Certes la différence de souhait de candidature demeure significative mais il faut toujours suivre avec attention la naissance d'éventuelles nouvelles tendances.

Depuis 1981, aucune présidentielle n'a echappé au tournant du mois de janvier (voir le détail dans notre lettre 46 du 27/06/06).

En décembre 1980, la Sofres donne 35 % à VGE contre 19 % à Mitterrand. Le tournant intervient lors du Congrès de Créteil le 24 janvier 1981 qui marque le début de nouvelles tendances. VGE est alors donné à 31 % (- 4 points) et Mitterrand à 23 % (+ 4 points). La chute de VGE va continuer pour s'arrêter vers 28 % et la progression de Mitterrand va, elle aussi, continuer pour le porter à près de 26 %.

Chaque élection va connaître ce tournant de janvier où prennent racine les vraies tendances qui font l'élection du printemps.

Janvier, c'est le mois qui ponctue la première sélection. Pour le plus grand nombre de citoyens, la période préalable est d'abord une période de confusion et d'incertitude. Multiplication des candidats, des déclarations, des effets d'annonces…: tous ces éléments entraînent une certaine circonspection. Là en janvier, le jeu se clarifie enfin dans un cadre quasi-officiel.

Ensuite, au même moment, interviennent les clarifications de contenu permettant d'identifier les vraies priorités. A chaque nom peuvent alors être accolés la promesse d'offre, le message dominant. Le nom du candidat change de dimension et devient une marque avec une promesse de contenu.

Ce mois est alors un concentré de messages et le moment où l'opinion s'inscrit réellement dans son calendrier de citoyens appelés à faire la décision. Le calendrier de l'UMP fait désormais de ce mois celui de la désignation de son candidat. Si Nicolas Sarkozy ne l'aborde pas en pahse ascendante, le lancement de campagne risque d'être très délicat compte tenu de l'exposition médiatique constante ces dernières années.

  • Publié le 15 octobre 2006

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