Ségolène Royal prête pour un premier débat capital

Il y a quelques jours, la leader socialiste promettait " d'effrayer" les capitalistes soucieux de délocaliser. Ce jour, c'est elle qui a matière à être effrayée tant les enjeux du premier débat public sont lourds pour sa campagne.

C'est une véritable première que l'organisation de ce débat public contradictoire retransmis sur plusieurs chaînes de télévision.

Dans d'autres démocraties dont les Etats Unis, de tels débats sont courants. Dans ce cadre, Le rôle principal des primaires consiste à créer entre le candidat et le citoyen de base un contact personnel et direct qui fonde le soutien loyal ultérieur donné par le parti. Par conséquent, tout ce qui renforce la possibilité de tisser ce contact direct est retenu. Les débats contradictoires entre tous les candidats sont très nombreux. Ce processus contient en lui un dispositif d'élimination progressive.

L'impact des débats publics est déterminant. C'est le moment où les citoyens ont « tous les produits sous les yeux et peuvent voir la différence ». Les débats publics ont un double effet : égalisateur et discriminant.
Egalisateur car « les inconnus » franchissent alors rapidement des étapes de notoriété en quelques soirées.
Discriminant, car l'oeil est objectif et la comparaison est alors implacable : de la tenue vestimentaire au ton en passant par les arguments exposés (voir nos lettres hebdomadaires 10 et 11 d'octobre 2005 qui détaillent ce volet des campagnes américaines).

La pression est donc d'abord sur le favori dont la chute est attendu.
Toujours au sommet des sondages, ce premier débat est donc capital pour Ségolène Royal.

Mais, la candidate l'aborderait particulièrement bien préparée. C'est un tournant pour sa campagne puisqu'il lui importe de conforter son ancrage dans les sondages.

  • Publié le 17 octobre 2006

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