John Kerry se met sur les rangs pour la présidentielle de 2008
"Les gens ont droit à une seconde chance et plus encore s'ils montrent qu'ils ont appris de leurs erreurs" : c'est en ces termes que John Kerry vient d'annoncer qu'il réflechissait à une candidature pour 2008.
Le leader démocrate qui avait échoué lors de la présidentielle américaine de 2004 a dressé la liste de tous ceux, anciens ou actuels, qui avaient eu plusieurs "chances à la présidentielle".
John Kerry et Al Gore sont désormais les personnalités emblématiques de combats qui dépassent de loin leurs seules candidatures personnelles ou même démocrates.
Ils sont devenus les symboles de 4 enjeux :
* la transparence dans les conditions pratiques du système de vote de la démocratie la plus puissante technologiquement au monde,
* la moralisation des relations entre le pouvoir politique, le pouvoir financier et les médias. Les conditions de censure sur une émission d'ABC « Nightlife » constituent un exemple caricatural digne des régimes autocratiques le s plus redoutés,
* la restauration du contenu dans la politique américaine,
* et surtout la restauration du prestige de la fonction présidentielle de la démocratie la plus puissante au monde.
Ces enjeux font que la Nation Américaine éprouve le besoin de se « racheter » face à des candidats dont le combat perdu est le symbole de maux qu'elle veut désormais chasser (voir notre lettre hebdomadaire 55 du 05/09/06).
Pour la première fois à ce point, l'opinion américaine est prête aux secondes chances qu'elle offrirait pas seulement aux intéressés mais à elle-même d'abord.