Dominique Strauss Kahn tend la main à Laurent Fabius dans une logique du "tout sauf Ségolène Royal"

Dans une logique assez surprenante pour un candidat se revendiquant comme adepte de la social-démocratie, DSK exprime dans Libération de ce jour sa conviction de pouvoir bâtir un accord avec la ligne de Laurent Fabius.

En août 2005, dans un entretien au Nouvel Observateur, Michel Rocard, aujourd'hui dans le comité de soutien de DSK, "parlait clair". Il évoquait sa préférence pour la "scission plutôt que la confusion" et indiquait l'incompatibilité absolue avec la ligne de Laurent Fabius et Jean Luc Mélenchon.

Aujourd'hui, les tenants de la social-démocratie semblent même prêts à oublier les divergences sur l'Europe pour s'engager dans la dernière ligne droite vers l'investiture du Parti Socialiste...

La déclaration de DSK dans Libération devrait faire imploser son équipe si elle n'était pas mobilisée par une seule logique de "tout sauf Ségolène Royal".

En effet comment expliquer sérieusement qu'il est possible de concilier :
* des pro et des anti européens,
* des défenseurs de l'ouverture économique et des partisans d'un protectionnisme,
* des promoteurs du mouvement social et des représentants des remparts syndicaux les plus traditionnels.

Comment bâtir un programme électoral qui soit un vrai contrat de gestion ?

En réalité, DSK sait que son espace politique est aujourd'hui limité sauf à construire de nouvelles passerelles pas tant avec les ex-partenaires de gauche qu'en direction de nouveaux partenaires centristes ou gaullistes sociaux.

Mais voilà il est tellement plus facile de marcher sur les sentiers battus que de chercher de nouvelles voies qui, de surcroît, impliqueraient de nouveaux accords électoraux locaux.

Bref, comment prendre le risque de mettre en cause un fonds de commerce sans être sûr d'en trouver un autre ?
N'est-ce pourtant pas là le propre d'un vrai tempérament présidentiel ?


  • Publié le 28 octobre 2006

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