François Bayrou captera-t-il le coefficient de sympathie toujours disponible à ce jour ?

Chaque élection présidentielle aboutit à un positionnement relativement traditionnel de chaque postulant. Pour 2007, plusieurs cases ne sont pas encore occupées dont celle du candidat sympathique dans lequel le "bon peuple" se reconnaît.

Chaque présidentielle connait à partir de janvier un positionnement relativement classique à partir de 4 cases :
* le représentant du pouvoir sortant,
* le challenger officiel qui est le principal contestataire du pouvoir sortant,
* les protestataires vigoureux,
* le sympathique prêt à accueillir la compassion de l'opinion.

Plusieurs de ces cases sont occupées :
* Nicolas Sarkozy, même s'il s'en défend, endossera la responsabilité du bilan gouvernemental de 2002 à 2007,
* le représentant du parti socialiste, marqué par une longue campagne interne, sera d'abord le représentant de la seconde force républicaine d'alternance,
* JM Le Pen et O. Besancenot, une fois les parrainages obtenus, incarneront les protestataires vigoureux.

Mais il n'y a pas encore de candidat joker prêt à représenter l'opinion face aux "pouvoirs organisés".

La case du "candidat sympathique" n'est pas encore occupée pour 2007. J. Chirac l'avait occupée en 1995 avec le succès que chacun connaît.

Pour qu'un leader accède au vrai statut de leader national, il lui faut acquérir deux qualités :
* celle de créer l'orage,
* celle de pouvoir promettre le soleil .

Là résident les difficultés pour F. Bayrou. On sait ce qu'il ne veut plus même s'il n'a pu placer ce système en crise. Mais on ne sait pas encore ce qu'il souhaite vraiment (voir lettre 26 (07/02/06). C'est l'enjeu des prochaines semaines.

  • Publié le 1 novembre 2006

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