Ségolène Royal reste favorite

Quelques chiffres en baisse, un meeting difficile peuvent conduire à relancer le suspens. Pour autant, force est de constater que Ségolène Royal demeure la seule à représenter une chance de victoire pour la gauche.

La période présente est surtout marquée par l'attention détournée de chiffres essentiels.

4 chiffres sont excessivement banalisés :

1) la poussée de proximité d'un pourcentage croissant de l'électorat avec les thèses du Front National. Il y a un "fatalisme" qui peut susciter des réveils douloureux (voir opinion sur la chronique de ce jour sur le blog expriméo),

2) chaque camp politique entre en compétition pour gagner la victoire finale et non pas une ou plusieurs étapes. Or, à ce jour, pour cette victoire finale, la gauche n'a qu'une personnalité performante : Ségolène Royal,

3) à quoi tient fondamentalement cette compétitivité de Ségolène Royal au second tour ? Deux facteurs majeurs expliquent ses scores. D'une part, elle incarne le renouvellement. D'autre part, certes au prix encore de certaines ambiguités, elle garde à gauche un électorat populaire parce qu'elle est un mélange de valeurs diverses de solidarité mais aussi d'ordre,

4) comme il n'y a pas de retournement mais un effritement, les actuelles attaques conduites contre Ségolène Royal par des responsables du Parti Socialiste à l'exemple de la tribune de Louis Mexandeau dans le Figaro Magazine constituent d'abord des handicaps pour l'ensemble de leur camp politique.

La seule incertitude aujourd'hui réside dans le fait de savoir si la poussée de DSK peut conduire S. Royal à un second tour ?

Certes des fédérations (dont Paris et le Pas de Calais) peuvent significativement changer le résultat des militants par rapport aux indications des sympathisants.

Mais là aussi, il ne semble pas qu'il y ait une large marge de manoeuvre. Bien davantage, lors d'un second tour, qui peut imaginer la crédibilité d'une alliance entre DSK et Laurent Fabius ?

Le Parti Socialiste a mis en place un calendrier particulièrement inadapté séparant trop peu la désignation interne de son candidat du lancement officiel de la campagne. Cette erreur fragilise son représentant. Tous les actuels postulants devraient en avoir conscience pour terminer avec des comportements à la hauteur de la fonction qu'ils aspirent à occuper.

  • Publié le 2 novembre 2006

Partagez cet article :

Exprimez votre avis :