Ségolène Royal et les chiffres des élections américaines

Les médias traditionnels concluent au rejet naturel de la majorité républicaine en raison des chiffres portés par les sondages depuis longtemps contre le Président Bush. Le parallèle avec les enquêtes Françaises est assez étonnant ...

Le vrai tournant aux Etats Unis est intervenu au printemps 2006. Ensuite, l'opinion a été d'une redoutable stabilité.

Un sondage NBC / Wall Street Journal (voir notre lettre 39 du 02/05/06)réalisé du 21 au 24/04/06 donnait des indications de première importance (avec une marge d'erreur +/- 3, 1%) :
* le Président Bush recueillait 36% de soutien dans sa politique pour 57 % de désapprobation,
* le pessimisme progressait. 67 % des sondés considéraient que le pays allait dans une mauvaise direction (à noter le fort pessimisme sur l'évolution économique avec le dossier délicat du prix de l'essence qui est l'une des premières priorités),
* le Parti Démocrate recueillait 45 % d'intentions de votes pour le Congrès contre 39 % en faveur du Parti Républicain (à noter 16 % de NSP).

Il n'est pas inutile de faire un parallèle avec la dernière enquête IFOP publiée dans Paris Match de jeudi 09/11/06.

62 % des français désapprouvent la politique de J. Chirac. Le Premier Ministre n'est pas mieux loti : 62 % également de désapprobation.

Depuis longtemps le pessimisme bat des records et le souhait de victoire en faveur de l'opposition dépasse largement celui à destination de la majorité sortante.

Il serait bien étonnant que ces chiffres provoquent le divorce électoral outre-atlantique et une idylle électorale en France.

Ces chiffres montrent bien que le pouvoir sortant doit affronter un climat électoral particulièrement périlleux.

  • Publié le 8 novembre 2006

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