Ségolène Royal doit limiter l'érosion de son avance

Depuis fin septembre 2006, les semaines se suivent et se ressemblent dans la campagne interne au PS. Il s'agit d'attendre la faute de la favorite des sondages pour amplifier une tendance qui actuellement se limite à une érosion de son avance considérable.

Le dernier sondage IFOP pour Paris Match de ce jour apporte 6 enseignements majeurs :

1) la politique mise en oeuvre par l'exécutif est très largement désapprouvée et ce par l'ensemble des catégories de populations interrogées.

2) La vraie coupure entre le pouvoir et l'opinion est intervenue en mars 2005. Depuis cette date, la désapprobation face à la politique mise en oeuvre gagne largement l'approbation. L'écart a été creusé. Il demeure important.

3) La victoire de l'opposition est souhaitée(50 pour la gauche contre 46 pour la droite). Là aussi, c'est une situation installée depuis plusieurs mois.

Par conséquent, le climat politique général est celui d'une sanction du pouvoir sortant.

4) Pour canaliser cette volonté de sanction, Ségolène Royal est la mieux placée. Mais sa crédibilité présidentielle subit une hausse significative de la crédibilité de Dominique Strauss Kahn. Les points forts de Ségolène Royal sont :
* les jeunes,
* les catégories populaires.

Ségolène Royal a d'ailleurs une avance plus forte sur DSK auprès des sympathisants socialistes qu'auprès de l'ensemble de l'opinion.

5) A droite, les sympathisants UMP ont choisi leur candidat : Nicolas Sarkozy qui est confronté à des difficultés auprès de certaines catégories dont les jeunes. François Bayrou bénéficie d'une réelle embellie puisqu'en cas de duel il ferait quasiment jeu égal Nicolas Sarkozy alors même que ce dernier le devançait de 16 points en décembre 2003.

6) Les personnalités emblématiques du FN (Marine et JM Le Pen) sont à un niveau élevé d'opinion favorable (au-dessus de 20 %).

  • Publié le 9 novembre 2006

Partagez cet article :

Exprimez votre avis :