GW Bush lance le réaménagement de la présence américaine en Irak

En recevant ce jour James Baker, le Président Américain engage le délicat mais décisif dossier du repositionnement de la présence américaine en Irak.

C'est un dossier majeur mais décisif qui est ouvert ce jour.

L'enjeu est simple : comment ramener les troupes à la maison sans laisser l'Irak en pleine catastrophe ?

Sur ce volet prioritaire, il semble que le Président ait la volonté de procéder en deux étapes :
* d'une part, attendre les propositions de la commission spéciale présidée par James Baker,
* d'autre part, bâtir un retrait progressif accompagné par des engagements des pays voisins dont l'Iran et la Syrie.

En réalité, la marge de manoeuvre du Président Bush est d'autant plus étroite que la guerre en Irak a toujours été présentée comme « le front central de la guerre contre le terrorisme ».

Le lendemain de sa démission, D. Rumsfeld a reconnu l'échec l'expliquant par l'inexpérience des troupes face à « des extrémistes violents qui n'ont pas d'armée, de forces navales et aériennes et qui opèrent dans l'ombre ».

Si l'opinion publique souhaite le retour des troupes, ce n'est pas non plus au prix d'un retrait « honteux » dans des conditions marquant une victoire manifeste pour les terroristes.

Les conditions de cette réorganisation créeront un climat capital pour la prochaine présidentielle (voir notre lettre hebdomadaire 65 à paraître le 14/11/06).

  • Publié le 13 novembre 2006

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