Ségolène Royal parmi les 3 vaincus du 16 novembre ?
Le vote du Parti Socialiste du 16 novembre devrait faire trois victimes : les sondages, Ségolène Royal et le candidat arrivé en troisième position. Une configuration particulière qui va créer une dynamique principalement pour le candidat arrivé en ... second.
Plus le 16 novembre arrive, plus il semble que le scrutin interne au Parti Socialiste va faire trois victimes au matin du 17 novembre.
La première devrait être les sondages. Plaçant la barre tellement haut pour Ségolène Royal et tellement bas pour d'autres candidats, le résultat définitif va introduire un nouveau procès contre les sondages. Un procès largement non mérité tant cet outil d'analyse est délibérément détourné de sa vocation pour devenir l'outil d'une opinion qui préfère croire un chiffre brut global que de chercher à comprendre certains détails (voir notre commentaire de ce jour sur notre blog).
La seconde victime entraînée par la première risque d'être Ségolène Royal. La seule issue pour elle pour échapper à cette situation c'est l'élection au premier tour. Cette élection est très difficile. Arriver en tête est déjà un exploit. Gagner dés le 1er tour relève de la performance historique. Là aussi l'emballement médiatique a posé des jalons qui ne correspondent que très difficilement à la réalité politique du parti socialiste.
Enfin, la troisième victime sera le candidat arrivé en troisième position.
Par conséquent, en cas de ballotage très favorable à S. Royal s'approchant des 50 % mais sans les franchir, serait créée une situation assez atypique dans laquelle la seule révélation positive serait le score du candidat arrivé en seconde position. Le second c'est à dire le traditionnel premier des perdants deviendrait ainsi le premier des gagnants. C'est vrai que sur de telles bases, la vie publique Française a de quoi décourager bon nombre d'acteurs et d'observateurs...