Nicolas Sarkozy et le réalisme des programmes

Peu de mesures spectaculaires dans le programme UMP à l'exception de certains volets institutionnels. il est vrai que progressivement le rôle des programmes s'est modifié.

L'opinion publique a beaucoup évolué. Elle ne lit plus l'avenir dans les programmes mais dans les tempéraments des candidats. Le statut du programme est donc totalement modifié.

Trois évolutions majeures ont marqué l'opinion publique ces dernières années.

Tout d'abord, l'émergence d'un besoin de pragmatisme. Il aura fallu deux décennies pour que les Français acceptent de voir la France telle qu'elle est, en crise, avec ses faiblesses et ses atouts, ses difficultés et ses richesses.

Deuxième évolution, la disparition des « nouveaux gourous ». L'opinion publique n'a plus de directeurs de consciences, véritables maîtres à penser susceptibles d'incarner les valeurs fortes de la société à un moment donné. Chacun se fait son idée et assume cette « solitude de choix » devenue une forme de reconnaissance de maturité et de liberté.

Troisième évolution de fond, l'émergence d'une « France modérée ». Une France qui n'escompte pas de miracle mais souhaite une gestion efficace, qui se défie du socialisme mais n'entend pas renoncer à sa protection sociale, qui espère toujours mais ne rêve plus.

Le programme de l'UMP respcete bien ces nouveaux repères (voir notre lettre hebdomadaire 50 de juillet 2006).

  • Publié le 15 novembre 2006

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