Politique : les femmes prennent-elles le pouvoir ?

  • Chasing The Hill

En France, le Gouvernement est pour la première fois à ce point à stricte égalité entre les sexes du moins quant au nombre de membres qui le composent.

Aux Etats-Unis, la nouvelle série star sur la politique est sur ... une femme candidate (Chasing the hill).

Des spécialistes du nombre, supposés très sérieux, défendent que le nouveau millénaire sera celui de la « Femme ». Ils livrent une interprétation originale :
- le millésime 1 est masculin, indépendant, singulier,
- le millésime 2 est féminin, repose sur l’équilibre, le partenariat, la famille.

Cette émergence d’une « approche féminine » des individus et des choses repose sur un constat simple. Les femmes sont différentes des hommes. Il n’y a pas de rapport de supériorité ou d ‘infériorité entre eux. Mais les approches, les raisonnements, les méthodes sont tout simplement différents.

Dans un monde politique, longtemps terriblement marqué par une domination du sexe masculin, faut-il voir dans l’appel à une plus forte représentation féminine l’appel conscient ou inconscient au changement des représentants pour changer ensuite la vie politique ?

Ce n’est pas impossible.

Plus fondamentalement, la modernité fait naître de nouveaux repères. Ce qui est plus important c’est tout simplement que la société dans son ensemble s’est féminisée dans ses valeurs.

Les valeurs actuellement dominantes correspondent à des repères classiquement féminin :
- recherche d’harmonie,
- pacifisme,
- humanisme,
- intuition,
- modestie,
- écoute,
- sens pratique.

Ces qualités sont souvent davantage celles des femmes que celles des hommes.

Trois courants actuels profonds accordent aux valeurs féminines un avantage certain dans les circonstances modernes.

1) La société n’attend ni la conformité ni la rupture brutale mais la transformation douce.

2) La société aspire à des changements pratiques immédiats et non pas à des objectifs généraux lointains.

3) Le besoin de confiance. Tout est perçu comme menace. Le besoin de confiance est la forme de protection qui traduit une aspiration plus forte que jamais à la sécurité comme assurance contre les risques généralisés qui nous guettent : une logique quasi-maternelle.

Ce « territoire » correspond bien aux qualités des femmes. Les hommes sont peut-être en train de perdre le pouvoir en politique ?

  • Publié le 22 juin 2012

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