Enrique Pena Nieto et la "démocratie des obligés"
Le Mexique pose actuellement une bonne question : qu’est ce “qu’un vote acheté” ?
L’élection d’Enrique Pena Nieto est contestée pour de multiples raisons techniques dont la multiplication de bons d’achats remis à des électeurs.
Des millions de bons d’achats auraient été présentés dans la chaîne des magasins Soriana (chaîne de supermarchés).
Cette “démocratie des obligés” est-elle l’exclusivité du Mexique ?
Dans d’autres pays comme le nôtre par exemple, les liens financiers entre les citoyens et des candidats sont-ils absents ?
Le clientélisme ne s’est-il pas développé terriblement ces dernières années sous des formes diverses : bons d’achats de CCAS, subventions sans des critères publics objectifs connus de chacun, conditions de stages temporaires voire même de recrutements … ?
La “démocratie des obligés” reste-t-elle une démocratie ? A cette question, pas sûr que la décentralisation à la française apparaisse alors encore comme un progrès démocratique.