Le Mouvement des "Pigeons" et la mode nouvelle du libéralisme
Un grand vent libéral souffle sur les pays industrialisés. Il résulte, semble-t-il, d’une prise de conscience : le marché apparaît comme le moins mauvais moyen de gérer la société.
Dans le contexte international, le libéralisme a trouvé une légitimité nouvelle.
Dans des économies en proie à la compétition internationale, le libéralisme est perçu comme incontournable.
Dans les économies où le chômage atteint des seuils très critiques, le libéralisme serait le point de passage pour une nouvelle vitalité économique créatrice d’emplois.
Dans des économies enfin, où la bataille technologique fait rage, le libéralisme apparaît comme le levier d’éclosion de talents et d’initiatives.
Progressivement, à l’exemple de bien d’autres Nations, les Français semblent évoluer sur ce chemin général de façon paradoxale au moment où le socialisme est au pouvoir.
La méfiance collective française traditionnelle serait ainsi vaincue par « jet d’éponge » de l’inadaptation flagrante d’une économie dirigiste et administrée ?
Ce libéralisme reposerait sur trois piliers indissociables :
- -la réduction des dépenses publiques,
- la libération des entreprises,
- la mise en place d’une société basée sur le développement personnel.
Modernité et libéralisme seraient ainsi devenus indissociables.
Le goût du confort des Français, leur attachement à un système protecteur sont-ils compatibles avec cette vision du libéralisme ?
La France n’est pas encore un pays où la perspective d’optimisation individuelle est admise au prix d’une précarité collective.
Pour les tenants de solutions libérales, leurs solutions doivent vite être révisées ou reformulées car le mot « libéralisme » fait toujours renaître les peurs séculaires.
C’est néanmoins une nouvelle donne majeure qui émerge progressivement dans la foulée du succès du Mouvement des Pigeons.
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