Abercrombie & Fitch dans le colimateur du Défenseur des Droits

  • Abercrombie & Fitch

En France, le Défenseur des droits Dominique Baudis a décidé d'enquêter sur les pratiques de recrutement de la marque américaine Abercrombie & Fitch, afin de vérifier qu'elles ne sont pas discriminatoires.

Dans sa décision, le Défenseur déclare que la société semble «fonder ses pratiques de recrutement sur des critères discriminatoires et notamment l'apparence physique».

Sur ses sites Internet, Abercrombie, comme sa sous-marque Hollister, ne parle en effet pas de postes de vendeurs, mais de «mannequins». Dans ses magasins, ils déambulent parfois torse nu, dans une ambiance qui rappelle celle des boîtes de nuit avec des couleurs sombres, une musique forte et un parfum maison.

Or le Défenseur relève que les mannequins recrutés par la marque semblent être «en réalité à la fois des mannequins et vendeurs».

Mais, explique-t-il, «si des exigences professionnelles essentielles et déterminantes pouvaient légitimer la prise en compte de l'apparence physique dans le cadre de recrutement de mannequins, il en est autrement pour des postes de vendeurs».

Le Défenseur va lancer une instruction officielle et réclamer à l'enseigne, déjà contactée, d'expliquer ses pratiques de recrutement. Il espère pouvoir statuer avant la fin de l'année.

Vers la fermeture des magasins Abercrombie & Fitch en France car la marque ne semble pas décidée à modifier les critères officiellement revendiqués par ailleurs ?

  • Publié le 24 juillet 2013

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