Grenoble : la délégation régionale de la Fondation Abbé Pierre et le serment du 16 janvier 2014
La délégation régionale de la Fondation Abbé Pierre organise une cérémonie de vœux des mal-logés à l’attention des candidats aux élections municipales.
Elle entend que cet événement soit un rassemblement citoyen, qui dépasse les clivages politiques, et invitons très largement – élus, représentants associatifs, institutions et citoyens de l’agglomération,
Elle donnera la parole aux personnes qui connaissent le mal-logement afin de leur permettre de prendre place, symboliquement, dans le débat politique.
Les « vœux des mal-logés » se dérouleront :
Jeudi 16 janvier 2014 à 17h30
A l’auditorium du musée de Grenoble
5 place de Lavalette
38000 Grenoble
"Le serment des candidats aux élections municipales, en réponse aux vœux des mal-logés :
En étant candidat aux élections municipales de mars 2014, j’affirme ici qu’une ville est formée de tous ses habitants. Qu’une société est faite d’entraide mutuelle. Que la collectivité doit garantir à chacun le plein exercice de sa dignité. Que le logement est une composante essentielle de cette dignité.
En étant élu, je mettrai tous les moyens à ma disposition pour développer des logements dont les formes, le coût, la qualité, l’emplacement, seront conformes aux besoins de la population.
Je m’engage à lutter contre la ghettoïsation et la dégradation des quartiers populaires.
Je m’engage à n’abandonner aucune catégorie de population, ni à la solitude de l’anonymat, ni aux discours d’exclusion. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que nul ne dorme à la rue et que chacun ait accès aux services sanitaires et sociaux dont il a besoin.
Je m’attacherai à reconnaitre chaque habitant de la Ville comme l’un de ses citoyens et je m’efforcerai de contribuer à élargir la puissance d’agir des personnes sur leur vie, notamment celles dont les marges de manœuvre sont les plus faibles.
Nous ne nous en sortirons pas en nous détachant les uns des autres, mais au contraire en resserrant les liens qui tissent notre société, et en nous assurant que personne ne reste à quai."