François Hollande face aux déficits publics

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Selon un sondage Ifop / Dimanche Ouest-France : « Les Français et la réduction de la dette et des déficits publics », près d'un Français sur deux considère la réduction de la dette publique comme un domaine d'action prioritaire pour les mois à venir (48%, -3 points par rapport à septembre 2012), 43% jugent qu'il s'agit d'un thème important et seulement 9% qu'il est secondaire. La protection de l'environnement ferme la marche (29%) du classement des priorités des Français, au contraire de la lutte contre le chômage qui apparaît comme un champ d'action primordial pour les Français (79% considèrent qu'il s'agit d'une priorité, + 9 points par rapport à septembre 2012), soit le score le plus haut atteint depuis la première mesure de cet indicateur en janvier 2010.

- Près de neuf personnes interrogées sur dix expriment leur inquiétude à l'égard du déficit public et de la dette de l'Etat (87%). Le niveau d'inquiétude des Français se renforce depuis août 2011 (82%), et tend à s'intensifier : 25% d'entre eux se déclaraient " très inquiets " en août 2011, contre 35% aujourd'hui. La préoccupation à l'égard des finances publiques s'établit ainsi à un niveau équivalent à celui observé fin 2010, en plein cœur de la crise de la dette grecque. L'actualité économique et médiatique récente marquée par la situation chypriote mettant à nouveau la zone Euro en difficulté, explique très probablement cette évolution.

- Aussi, une large majorité de Français estime que l'Etat doit coûte que coûte éviter d'accroître son endettement et son déficit (78%). En progression constante depuis deux ans (+6 points par rapport à janvier 2010, et +18 points depuis février 2009, soit quelques mois avant le déclenchement de la crise grecque), ce point de vue semble de surcroît dépasser les clivages générationnels.

- Dans l'optique d'une réduction des dépenses publiques, quatre services publics pourraient faire l'objet de coupes budgétaires aux yeux des Français ; il s'agit de l'armée (37%), les aides aux chômage (27%), l'écologie et l'environnement (25%) et la prime pour l'emploi (23%). Le budget alloué à la Défense apparaît moins mis en cause qu'en janvier 2010, lorsque 45% des personnes interrogées considéraient que ce budget était le premier à revoir à la baisse. Les récents développements de la politique internationale de la France, tels que l' intervention en Lybie en 2011, puis au Mali début 2013, permettent probablement d'expliquer cette tendance. En revanche, les Français se montrent aujourd'hui plus enclins à réduire les dépenses environnementales et écologiques qu'en 2010 (+12 points), ce qui vient confirmer le recul de l'intérêt des Français pour cette question qui occupe, rappelons-le, la dernière place de la hiérarchie des thèmes à traiter en priorité.

  • Publié le 8 avril 2013

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