Comment expliquer le phénomène Jordan Bardella ?
Le dernier sondage Ifop - Fiducial pour Le Figaro met en évidence un indiscutable "phénomène Bardella". Au 1er tour, il progresse encore pour atteindre des "sommets" à 34 ou 36 % d'intentions de votes dépassant désormais les intentions de votes de Marine le Pen.
A priori, Jordan Bardella devait être "freiné" par des obstacles dont son manque d'expérience dans un contexte très menaçant où la crise est partout. Ce volet là ne l'impacte pas. Pourquoi ? Probablement parce que les "expérimentés" sont décrédibilisés. D'un coup, le manque d'expérience devient un atout : ne pas avoir été dans le "cortège" de ceux qui ont conduit à la crise généralisée.
Dans ce sondage Ifop - Fiducial, il manque un volet majeur : le choix ultime du second tour. Face à Edouard Philippe, la coalition peut-elle gagner ? Si c'est le cas, la France avancerait vers des lendemains particulièrement difficiles. Comment imaginer qu'un candidat qui au 1er tour fait 15 % peut-il grâce à une coalition très hétérogène gagner devant un candidat faisant 36 % au 1er tour ?