Le Sud Isère en proie à des chocs de visions d'urbanisme
Urbanisme : article de fond dans le quotidien régional aujourd'hui Le Dauphiné Libéré : le débat de fond : quelle âme doit avoir une ville ou un village ? Les écologistes sont dans une culture anti-ruralité. Pour eux, la ruralité, c'est l'arriération des territoires : espaces mités par un urbanisme pavillonnaire, utilisation des véhicules individuels, sons des cloches qui traduisent un ancrage religieux d'un autre siècle ...
Et ces écologistes militants arrivent avec la culture du sachant : ils ne connaissent pas les territoires mais ils savent ce qui est bon pour les habitants. C'est ce choc qui intervient actuellement dans le Vercors, en Chartreuse, dans la seconde couronne de l'agglo ...
Un choc d'autant + rude qu'ils sont souvent enseignants, universitaires chercheurs et ils pensent avoir face à eux les "arriérés de l'ancien siècle". Par sa sociologie dont la ville - centre (Grenoble) avec son arrogance de "laboratoire de l'écologie", le Sud Isère est en proie à ce choc culturel. Il suffit d'ailleurs de parler avec des élus du Voironnais ou de la Bièvre pour entendre leur dépaysement face aux débats dans l'agglomération grenobloise.
Le SCOT qui doit être arrêté en 2028 sera un temps de vérité face à une logique d'agglomération compacte qui est celle de la majorité de la Métropole de Grenoble. Une majorité composée principalement de PS - Verts - PCF mais aussi d'une droite locale modérée qui participe à cette nouvelle gouvernance.